La révolution roumaine de 1989

La révolution de 1989 a compris une série de mouvements sociaux a la fin de l’année 1989 qui ont conclu à la chute du régime communiste de Nicolae Ceauşescu. Les mouvements de plus en plus amples ont culminé par l’exécution de N. Ceausescu et son épouse Elena .   Dans la même période, d’autres états de l’Europe de l’est sont passés à un régime démocratique de façon  non violente. La Roumanie était le seul pays de  l’est qui a subi une révolution sanglante.

 

Des protestations sur les rues du Bucarest

Avant la révolution

Comme dans la majorité des pays de l’Europe de l’Est, la population était mécontente avec la situation générale du pays. La politique économique de Ceausescu ( un régime forcé de payement de la dette externe, combiné avec des projets de constructions surdimensionnés ) a mené à l’appauvrissement de la population . La pauvreté et le régime de  suppression des libertés d’opinion renforcé par la  police secrète ont constitué peut-être les principales raisons du déclanchement de la révolution . ( On ne compte pas la version assez probable d’implication des service secrèts étrangers dans le déclanchement).     

Même après la chute du Mur de Berlin et du président du Bulgarie Todor Jivkov, le président roumain,  Ceauşescu , a continué d’ignorer le danger proche.

 

Début à Timişoara

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Les révolutionnaires dans 
la Place de l’Opéra au Timisoara 

En mars 1989 quelques membres du Parti Communiste Roumain critiquent dans une lettre ouverte la politique économique de N. Ceausescu.  Mais dans  un très court temps, Ceausescu obtient  une victoire d’image, car la Roumanie finit d’acquitter toute la dette externe et il est réélu président le 14 Novembre .Le 16 décembre a eu lieu une manifestation contre l’évacuation d’un prêtre d’origine Hongroise.

La manifestation a changé bientôt de but, et la foule a commencé à chanter des chansons anti-communistes. La Sécurité a réagi avec des gaz lacrymogène et des canons à eau.

La manifestation a continué le 17 décembre, et l’armée est intervenue – le résultat de combat dans la rue, des voitures incendiées,  des blindées de l’armée, et de feux d’arme. Mais la manifestation a été arrêtée.

Le 18 décembre, un groupe de 30 jeunes ont arboré des drapeaux tricolores sans l’insigne communiste et ont chanté l’ancien hymne national.

 

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Le drapeau de la république Socialiste Roumaine.

Le 20 décembre , 100.000 ouvriers sont rentrés dans la ville de Timisoara et ils ont commencé à manifester contre le gouvernement.  « Nous sommes le peuple », «  L’arme est avec nous » Les ouvriers envoyés d’autres parties du pays pour réprimer les mouvements de Timisoara rejoignent les protestataires.

 

La capitale - Bucarest

Les événements du Timisoara ont été décrits par les radios étrangères et écoutés clandestinement par les roumains.

De retour d’un voyage en Iran, Ceausescu trouve une situation déjà dégradé en Roumanie .Le 21 Décembre il tient un discours à Bucarest.   La foule commence à s’agiter et  après un mouvement de protestation commence.  Les tentatives de Ceausescu de calmer la foule restent célèbres : "a-lo! a-lo! a-lo! Alo, attendez tranquillement, chacun à sa place! a-lo! a-lo!".

Le jeans crient «  Changer le dictateur » . Dans le même temps,  de plus en plus de gens sont sortis dans la rue. L’armée commence à réprimer le mouvement avant 3 heures de matin .  Un journaliste français, Jean Louis Calderon, a été tué.

 

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La fuite en hélicoptère
La chute d’un Dictateur

Le 22 décembre,  des ouvriers sont venus vers la capitale et ont passé des barrages de l’armée, qui est passée du côté du peuple.

A 10 heures la loi martial fut annoncée,  et des centaines de milliers de personnes se sont regroupe au centre du Bucarest. Apres encore une tentative de calmer le peuple, Ceausescu rejoint un hélicoptère sur le toit du palais pour s'enfuir avec deux conseillers et trois hommes d'équipage dans le but de rejoindre un palais de province et de reconstituer les forces encore fidèles au régime. Les manifestants s'attaquent ensuite à la chaîne de télévision publique et à 13h parviennent à en prendre le contrôle.  Le ministre de la défense , le général Vasile Milea,se suicide la même journée.

Ceausescu nomme un nouveau Ministre de la défense Victor Stănculescu , qui  ordonne a l’armée de ne pas lutter contre le peuple .

 

Le procès

L’hélicoptère est arrêté par l’armée et Ceausescu et son épouse sont retenu dans une unité militaire.

            Le 25 décembre 1989, à la suite d'un procès expéditif de 55 minutes rendu par un tribunal autoproclamé (une cour martiale de complaisance), réuni en secret dans une école de Târgovişte à 50 km de Bucarest, Nicolae Ceauşescu et Elena Petrescu, coupables de génocide, étaient condamnés à mort et aussitôt tués dans la base militaire de Târgovişte. Le soir même les images des corps exécutés du couple Ceauşescu sont diffusées à la télévision. Ils sont enterrés dans un cimetière de Bucarest dans une tombe sans nom.

Le nouveau régime

Apres la fuite de Ceausescu, le chaos s’installe au Bucarest. Les révoltées envahissent le bâtiment du Comite Central et les bureaux sont vandalisés.  Les portraits du dictateur sont jetés.

La télévision Roumaine recommence a émettre , et  Mircea Dinescu şi Ion Caramitru  apparaissent  avec un groupe de révoltés  et annonce la fuite du dictateur. La suite est vraiment pas claire, des nouveaux gouvernements se forment, ayant des membres du parti communiste . La foule demande un gouvernement sans  communistes.  Partout, il apparaît des assassins cachés qui commencent a tirer dans la population . Ils sont appelle des terroristes,  l’armée est demandée de défendre la télévision . La télévision transmet des informations contradictoires. Il y a  des nombreux morts et des dégâts matériaux.   A l’aéroport Otopeni deux compagnies de l’armée luttent l’une contre l’autre, en disant qu’ils lutent contre les terroristes.

Dans l'après-midi Iliescu, Roman et Voican établissent un gouvernement provisoire et Ion Iliescu(ancien du régime Communiste)  annonce à la télévision la création du Front du Salut National

Les « terroristes » , attaquent des importants points de la vie sociopolitique – le radio, la télévision, le centre de presse, les aéroport, et le ministère de la défense .

Le nuit du 22 et 23 décembre les citoyens sont restés sur les rues , dans les zones de siège, pour protéger les institutions libérées .

Conclusion 

Les prochains jours des aides médicales sont arrivées en Roumanie . La presse internationale a beaucoup écrit sur ce sujet, et la plupart des états ont manifesté leur approbation pour la révolution .

 

Le nouveau gouvernement, FSN  a utilise la télévision et la presse pour contrôler  la scène politique, et après un gouvernement provisoire , en 1990, Ion Iliescu est devenu le premier président  élu « démocratiquement » après le deuxième guerre mondial..

 

Analyse

Aujourd’hui, après 18 ans, on ne sait pas encore la vérité . Il y a plusieurs variantes :

-  révolution spontanée,

-  coup d’état interne

- coup d’état avec l’apport des services secrets étrangers

L’identité de ces « terroristes » est un mystère jusqu'à présent, ainsi que leur relation avec le régime actuel. Aucun « terroriste »   n’a été trouvé ou condamné.

D’après quelques informations, c’était un coup d’état, et le général Stanculescu a créé des « scénarios » avec des terroristes pour maintenir un état de peur .

 

L’exécution d’un président sans un procès est considéré reprochable, et l’élection d’un régime semi communiste aussi.

Selon d'autres hypothèses, le général Stanculescu aurait œuvré pour des puissances étrangères (la CIA et le KGB voulant tous deux se débarrasser du dirigeant) et le détournement de l'hélicoptère présidentiel ne serait pas dû au hasard.

 

Les livres sur ce sujet ont des opinions divergentes, ainsi que les manuels d’histoire.Et avec le temps qui passent, les choses deviennent de moins en moins claires.

 

Ce travail est en bonne partie une traduction d’après un article de Wikipedia.

Références

*      Transcrit du procès  http://laroumanie.free.fr/page/proces1.html

*      Domniţa Ştefănescu, Cinq ans  , 1995. Editura "Maşina de Scris", Bucureşti.

*      Viorel Patrichi, "La sosie de Nicolae Ceauşescu", Lumea Magazin Nr. 12, 2001

*      Marian Oprea, "Apres  15 ani ", Lumea Magazin Nr. 10, 2004

*      "Suicide ?" ,  Jurnalul Naţional  30 decembrie 2004,

*      Discours de Nicolae Ceauşescu,  , 20 decembrie 1989:

*      Mark Almond, Uprising: Political Upheavals that have Shaped the World (Răscoală: Schimbări politice care au cutremurat lumea), 2002. Mitchell Beazley, London.

Liens Video

*      Înregistrare video din 20 decembrie 1989 de la Timişoara

*      Faceţi culoarul liber să treacă tovarăşul Bălan! - înregistrare video din 22 decembrie 1989 de la Timişoara

*      Înregistrarea video cu ultimul discurs al lui Nicolae Ceauşescu în Piaţa Republicii

*      Eseu foto anonim despre Revoluţia Română din 1989